ANALYSE – En 2016, la loi Sapin 2 avait renforcé la lutte contre la corruption, en aggravant notamment les peines prévues à l’encontre des auteurs d’infractions financières.
L’actualité politique est facétieuse : les scrutateurs attentifs des motivations judiciaires avancées pour condamner Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire invoquent en effet le fantôme de Michel Sapin pour expliquer la sévérité de cette décision, qui prive probablement la patronne des députés RN d’une candidature à la présidentielle en 2027. Et pour cause : l’ancien ministre de l’Économie et des Finances de François Hollande, qui s’est retiré de la vie politique en 2017, a légué son nom à la postérité en portant une loi visant à mieux réprimer la corruption. Votée en 2016, celle-ci est invoquée à plusieurs reprises par les juges dans la décision rendue contre Marine Le Pen. Pour autant, imputer à ce seul texte voté par la majorité de gauche de l’époque la sévérité de la peine prononcée contre Marine Le Pen serait aller un peu vite en besogne. Même si l’esprit dans lequel cette loi a été votée et, de façon générale, le renforcement des peines prévues…
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