PORTRAIT – Numéro quatre du gouvernement, cette proche de Gabriel Attal vient de multiplier les annonces. Elle sera confrontée, le 5 décembre, à une première journée de mobilisation.
D’une langue à l’autre sans l’ombre d’une hésitation, un petit panel d’élèves du lycée franco-allemand de Sarrebruck jongle avec les mots. Impressionnée comme les recteurs de l’Hexagone réunis en séminaire dans cette région frontalière, Anne Genetet s’excuse de ne pouvoir rendre le change malgré le lointain souvenir de l’apprentissage de la langue de Goethe.
Mais dans cet univers international où les parcours des lycéens se jouent des frontières, la ministre de l’Éducation nationale le remarque d’elle-même : « Je ne suis pas dépaysée. » Avant d’être propulsée Rue de Grenelle, la macroniste était surtout identifiée comme la responsable des Français de l’étranger au sein du parti présidentiel — la deuxième plus grosse fédération après Paris.
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Résidente à Singapour, sa nomination a provoqué la stupéfaction de la communauté éducative qui ne lui connaissait aucun attrait pour les thématiques scolaires. Tout juste des interventions sur les lycées français à l’étranger, qui font la fierté des expatriés et suscitent le vif intérêt des élites où ils sont implantés. À des années-lumière des problèmes qui minent…
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