RÉCIT – Alors que le patron du réseau social et allié de Donald Trump, Elon Musk, s’apprête à faire son entrée à la Maison-Blanche, une dizaine de députés de gauche ont annoncé leurs départs de la plateforme.
Cela faisait un moment que la question lui trottait dans la tête. Une dernière saillie du patron du réseau social, Elon Musk, a fini de le convaincre : du jour au lendemain, le vice-président écologiste de l’Assemblée nationale, Jérémie Iordanoff, a tout simplement supprimé son compte X (ex-Twitter) début janvier. «Le débat sur la plateforme ne se fait plus à armes égales. Son propriétaire intervient sur la politique européenne pour déstabiliser les libertés publiques», justifie-t-il. Allusion aux accusations d’«ingérences» du milliardaire américain dans les élections fédérales allemandes, où il soutient ouvertement le sulfureux parti d’extrême-droite AfD.
Une nouvelle prise de position qui a réveillé les tentations d’exil numérique sur les bancs de la gauche. Certains, comme l’ex-candidat à la présidentielle Yannick Jadot, ont entamé un décompte avant leur départ annoncé, le 20 janvier, date de la cérémonie d’investiture de Donald Trump. Au premier rang de laquelle apparaîtra son nouvel allié, Elon Musk, propulsé à la tête d’un département sur-mesure de «l’efficacité gouvernementale». L’occasion pour une partie de la gauche de marquer le coup, en claquant à plusieurs la porte du réseau social.
Pourtant très active sur la plateforme, Sandrine Rousseau a, elle aussi, tenté de convaincre ses collègues du Nouveau Front populaire (NFP) de rejoindre la fronde collective – symbolisée par le hashtag «#HelloQuitteX», lancé par des chercheurs français. Peu importe si le réseau social – et notamment le compte parodique «Sardine Ruisseau» dont l’élue avait dénoncé le cyberharcèlement – a contribué à bâtir la notoriété de l’écologiste, l’une des plus médiatiques dans ses rangs. «X est devenu une véritable machine de désinformation. Y rester…
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