RÉCIT – Désormais patron du parti présidentiel, l’ancien premier ministre espère retrouver un élan dans l’opinion tout en s’abstenant de participer au gouvernement Bayrou.
Sûrement est-ce dû au début d’année et à une transition encore fraîche. Il règne un calme plat dans le grand bâtiment parisien de la rue du Rocher. Aux bureaux immaculés du siège du parti présidentiel, les salariés ne sont pas encore installés. Il faut grimper au dernier étage pour retrouver Gabriel Attal, devenu le patron des lieux depuis un Conseil national passé relativement inaperçu, il y a tout juste un mois. Rien à voir avec l’euphorie de son arrivée à Matignon, le 9 janvier dernier. Voilà un an, ce jeudi, qu’Emmanuel Macron lui a permis de devenir « le plus jeune premier ministre de l’histoire » de la Ve République. La dissolution a empêché toute griserie de prospérer. Privée du plus grand jardin de la capitale, la chienne Volta mordille désormais un jouet à l’effigie de Donald Trump sur un morceau de terrasse panoramique. Le nouveau secrétaire général de Renaissance ne peut s’empêcher, lui, de ressasser l’année écoulée. « Pleine de contrastes », autant jalonnée de « roses » que « d’épines », comme il l’a dit sur Instagram le 30 décembre, en s’inspirant d’une formule de Jean d’Ormesson souvent citée sur les réseaux sociaux. Il n’a pas été jusqu’à reprendre l’entièreté de la citation : « La vie n’est pas une fête perpétuelle, c’est une vallée de larmes ».
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