DÉCRYPTAGE – Entre l’instabilité ministérielle, la période de réserve avant les européennes puis les législatives anticipées, l’exécutif aura été entravé dans son action pendant plus de 130 jours, soit un tiers de l’année.
« Obsédé » par le temps, de son propre aveu, Emmanuel Macron n’a eu de cesse de l’étirer depuis son arrivée au pouvoir. Le président de la République a pris la mauvaise habitude de faire traîner les nominations. En 2018, à la suite de la démission surprise de Gérard Collomb du ministère de l’Intérieur, il avait mis deux semaines à choisir son successeur, Christophe Castaner, Place Beauvau. Du jamais-vu sous la Ve République.
Une fois n’est pas coutume, l’été dernier, Emmanuel Macron avait décrété une « trêve olympique » pour justifier le maintien du gouvernement démissionnaire de Gabriel Attal à l’issue des élections législatives, provoquées par la dissolution. Pendant plus de deux mois (67 jours), l’équipe du plus jeune premier ministre se sera occupée des affaires courantes, pulvérisant le record alors détenu par Georges Pompidou (9 jours en 1962).
Depuis le 5 décembre dernier, le gouvernement de Michel Barnier est lui…
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