DÉCRYPTAGE – Le premier ministre a confié ses «interrogations», en suggérant une «réflexion» sur l’exécution immédiate de peines malgré l’appel. Une prise de position singulière pour ce chantre de la «moralisation» de la vie politique, meurtri par son passage devant la justice dans une affaire similaire à celle du RN.
À la fois chef du gouvernement et « citoyen » : François Bayrou a semblé ne pas parvenir à choisir mardi, à l’Assemblée nationale, où il a été assailli de questions sur la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics. Le premier ministre a tenté de respecter la séparation des pouvoirs, convaincu que la démocratie « n’est pas mise à mal » par ce jugement, qu’un « responsable gouvernemental » ne peut pas « critiquer une décision de justice » et que cette institution doit bénéficier d’un « soutien inconditionnel » face aux attaques. Une ligne martelée par son ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
Mais le « citoyen » François Bayrou, lui, confie ses « interrogations », ses « questions », après l’exécution provisoire des cinq ans d’inéligibilité prononcés contre Marine Le Pen. Cette peine immédiate compromet sa participation à l’élection présidentielle de 2027, malgré son appel. « Le seul point de l’exécution provisoire fait…
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