Le Premier ministre a également annoncé, lors de son discours de politique générale, qu’il n’y avait «pas de tabou» sur le droit du sol à Mayotte.
François Bayrou l’exprime clairement : «Nous devons évoquer les craintes que suscite l’immigration». Il reconnaît qu’elle est une question de «proportion». À ses yeux, concernant les migrants, «que trente familles s’installent et le village se sent menacé». Les bidonvilles, la misère de Mayotte sont inacceptables. Les personnes en situation illégale dans cet archipel, «au nombre de 80.000 sur 300.000 habitants, c’est exactement comme s’il y avait à Paris intra muros 500.000 illégaux», déclare-t-il. Il l’affirme également : «Nos compatriotes de Mayotte ne le supportent pas et nier que l’immigration illégale soit un facteur de déstabilisation sur la société mahoraise, c’est se voiler les yeux et, en réalité, se mentir et leur mentir».
Il ne néglige pas certaines causes profondes de cette vaste migration : «Le niveau de vie aux Comores (NDLR: principal pays source de migration dans l’archipel mahorais) est dix fois inférieur, en richesse par habitant, qu’à Mayotte»…
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