REPORTAGE – La présidente du Rassemblement national à l’Assemblée nationale a été vivement chahutée par des habitants du Mont-Dore Sud, une commune touchée par les émeutes de l’an dernier. Sa proposition d’un quatrième référendum dans « trente ou quarante ans» a provoqué le courroux de ces militants loyalistes.
De notre correspondant à Nouméa
C’est un déplacement pour le moins agité qui laissera des traces. Au troisième jour de la visite de Marine Le Pen en Nouvelle-Calédonie, la présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale a été vivement prise à partie par des habitants du Mont-Dore Sud, une commune située à une trentaine de minutes en voiture de Nouméa, qui s’est retrouvée coupée du monde pendant des mois lors des émeutes de l’an dernier. Si elle a été accueillie par des militants souriants, drapeaux tricolores et bouquets de fleurs à la main, le déplacement a tourné au camouflet deux heures plus tard. En cause, sa proposition d’un accord politique axé sur «la reprise économique» qui prévoirait une «pause institutionnelle» avant l’organisation d’un quatrième référendum dans «trente ou quarante ans». Une manière, pense-t-elle, de sortir de l’ornière dans laquelle l’archipel est englué depuis des années. «On n’en veut pas, on a déjà voté trois fois non à l’indépendance»
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