CONTRE-POINT – La «brutalité» des décisions de Donald Trump a pris tout le monde de court, et contraint les acteurs de tous bords à une révision de leurs positions.
Comme il y a trois ans, après l’attaque russe contre l’Ukraine, les questions internationales et militaires s’imposent dans le débat politique national. Rendant subalternes les querelles subitement occultées. Qui oserait parler en ce moment de la bataille pour la présidence de LR, du congrès du PS ou du mode de scrutin à Paris ? La gravité des enjeux et les inquiétudes des Français obligent l’ensemble des forces politiques à dépasser leurs préoccupations à courte vue et à court terme.
On peut cependant s’étonner de la faible assistance lundi à l’Assemblée nationale. On peut certes dire qu’un débat sans vote n’a d’autre portée que symbolique ou que c’est la parole du président de la République qui est attendue plus que celle du premier ministre. Il n’empêche : si, comme l’a rappelé François Bayrou, le monde vit un « renversement », on ne sentait pas dans l’Hémicycle l’ambiance d’un moment historique. Comment invoquer la gravité d’une situation quand les députés eux-mêmes sont…
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