CONTRE-POINT – Quand bien même sa chef de file serait empêchée de se représenter aux législatives, le Rassemblement National rappelle à François Bayrou que rien ne l’empêchera de provoquer une dissolution en le censurant.
Ce n’est pas Marine Le Pen qui doit trembler, mais François Bayrou. Ce n’est pas la candidate du Rassemblement national qui doit redouter d’être déclarée inéligible, c’est le premier ministre qui doit savoir qu’il peut être censuré à tout moment. À quelques jours du jugement du tribunal de Paris dans le procès des assistants parlementaires de l’ex-Front national, le RN fait le choix de l’offensive.
Il sait que la décision du 31 mars peut provoquer un séisme dans la vie politique et détruire les chances de la patronne des députés RN pour 2027. Il y a de quoi être fébrile et inquiet. D’autant qu’il faut supporter jusque-là la question récurrente : « Que ferez-vous si… ? » En refusant de se montrer tétanisé par cette échéance, le camp lepéniste veut d’abord afficher sa solidité psychologique. Ignorer, fût-ce en apparence, le danger, c’est déjà en minimiser la portée.
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