CONTRE-POINT – Au regard de l’ambition affichée, l’équation passera par des remises en cause radicales.
De la guerre au nerf de la guerre. Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron, le débat militaire se transforme en débat budgétaire. Comment financer l’effort de défense envisagé par le chef de l’État ? Se poser cette question, c’est déjà admettre que cet effort est nécessaire. L’ampleur de la menace russe, le déploiement de forces européennes en Ukraine, l’extension du parapluie nucléaire français, la nature de « l’engagement » des citoyens : tout ne va pas de soi dans les pistes présidentielles. Mais l’octroi de moyens supplémentaires pour la défense est approuvé par un large arc politique intégrant une partie de la gauche.
Les clivages réapparaissent cependant dès que la question du financement est abordée. Et le récent débat budgétaire n’incite guère à l’optimisme. Entre la recherche d’un compromis avec le PS et l’absence de véritable réforme structurelle, on a vu le casse-tête d’un budget se contentant de miser sur un objectif de 5,4 % de déficit. Comment aller plus…
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