CONTRE-POINT – Ni le Rassemblement National ni La France Insoumise n’ont su attirer dimanche dernier au-delà de leur noyau dur, ni même à susciter le sens du devoir militant chez les leurs.
La maigre foule qui s’est réunie dimanche place Vauban est un échec pour Marine Le Pen. Mais il en est un aussi pour ses adversaires. Le sursaut d’indignation contre la « persécution des opposants » espérée n’a pas eu lieu, mais l’élan de résistance « contre les fascistes et l’extrême droite » non plus. Bien qu’ils se soient placés sur le terrain des principes, ni le RN ni LFI n’ont su attirer au-delà de leur noyau dur, ni même à susciter le sens du devoir militant chez les leurs. Comme si l’opinion, même la plus engagée, peinait à se reconnaître dans l’emphase des slogans.
Si l’échec de Marine Le Pen est partagé par ses adversaires, c’est que ceux-ci – la gauche mais aussi Gabriel Attal qui relançait au même moment son parti, Renaissance – avaient besoin d’une bascule « trumpienne ». Avec leurs dérives et leurs outrances, Jean-Luc Mélenchon et ses amis ont repris le mistigri de la « diabolisation » qui ne tenait plus sur les épaules des lepénistes. Au point qu’une grande…
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