CONTRE-POINT – Conscient de n’avoir pas réussi à faire adopter ses budgets, Michel Barnier aimerait qu’on lui donne acte d’avoir au moins remis en route un État qui est resté à l’arrêt de trop longs mois
Il y a deux semaines, le cadre de la photo prise le jour où les JO furent attribués à Albertville est tombé de la console où il reposait dans son bureau de Matignon. Et s’est brisé. Chute prémonitoire ? Celle-ci a surpris Michel Barnier. Plus que celle de son gouvernement quelques jours plus tard. Mercredi dernier, c’est un premier ministre sonné que l’on a vu à la tribune de l’Assemblée. Sa déception, sa frustration, même, il n’a pu ni voulu la cacher. Mais lire ici ou là qu’il n’avait pas vu venir le coup porté par Marine Le Pen l’a vexé, lui qui, dès sa nomination, répétait savoir qu’il pourrait tomber le lendemain.
Surpris ou pas, cela ne change rien à l’affaire ni à l’issue du mandat le plus court de la Ve à Matignon. Si ce n’est que cet homme méthodique et fier ne veut pas laisser à d’autres le soin d’écrire à charge le récit de cette éphémère aventure. Alors que toute l’attention se porte sur le choix d’un nouveau premier ministre, qu’Emmanuel Macron promet…
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