CONTRE-POINT – Aucune figure ne fut plus controversée que celle de Jean-Marie Le Pen. Même ceux qui l’ont combattu, surtout peut-être ceux qui l’ont combattu, ont en eux quelque chose de lui.
Service minimum pour une figure écrasante. Deux réactions surprennent après l’annonce du décès de Jean-Marie Le Pen : celle d’Emmanuel Macron et celle de Jordan Bardella, d’une concision qui trahit l’embarras.
Le chef de l’État a l’hommage habituellement prolixe. Pas une figure de la vie politique, économique, culturelle, associative qui n’ait droit a un long et lyrique communiqué présidentiel détaillant ses innombrables mérites. Cette fois, une poignée de lignes sèches énumérant ses mandats et renvoyant le finaliste de 2002 au « jugement de l’Histoire ».
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Quand on est le chantre du « front républicain », on ne touche pas au « diable », même avec une longue cuiller. Le président du Rassemblement national a été plus élogieux, saluant un homme qui « a toujours servi la France, défendu son identité et sa souveraineté ». Mais rien sur l’aventure politique qui a conduit un parti de la marginalité au second tour de la présidentielle …
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