CONTRE-POINT – À Villeneuve-Saint-Georges, les électeurs de gauche se sont montrés plus «républicains» que ses dirigeants, lesquels ont récolté la défaite et le déshonneur. À Boulogne-Billancourt, le macronisme a perdu son électorat.
Deux villes franciliennes que la sociologie oppose mais qui ont toutes deux des messages politiques de portée nationale. À Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), la défaite de l’Insoumis Louis Boyard est d’autant plus cinglante que le maintien du maire sortant, arrivé quatrième, compliquait l’équation de la candidate LR, Kristell Niasme, qui l’a malgré tout emporté. La stratégie de La France insoumise est évidemment en cause. La radicalité, l’outrance, le communautarisme et les ambiguïtés empêchent de rassembler ; donc de gagner.
Mais c’est l’ensemble de la gauche qui doit balayer devant sa porte. D’abord parce que l’autre liste, conduite par un communiste, est arrivée loin derrière Boyard au premier tour. Même battus au second, les Insoumis, dans cette commune, sont apparus les plus puissants et les plus crédibles à gauche. Dans bien de villes, il sera difficile de faire sans eux. Ensuite parce que les dirigeants des autres partis du NFP n’ont pas eu une attitude glorieuse.
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