Guillaume Tabard: «Le prix d’une non-censure provisoire»

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CONTRE-POINT – Par la non-censure du gouvernement Bayrou, ce sont pour l’heure moins les socialistes qui épargnent l’exécutif que celui-ci qui s’aligne, en grande partie, sur eux.

François Bayrou peut souffler. Il n’a pas été censuré. Il ne le risquait pas. Dès lors que le RN de Marine Le Pen et l’UDR d’Éric Ciotti avaient annoncé que, cette fois, ils ne mêleraient pas leurs voix à celles de la gauche, le premier ministre savait qu’il ne risquait rien. Le choix du Parti socialiste n’en est pas moins important.

À l’Assemblée nationale, Olivier Faure n’a pas dit oui au premier ministre – il maintient même la menace d’une censure ultérieure – mais il a dit non à Jean-Luc Mélenchon. Et tourné le dos au Nouveau Front populaire, qu’il avait pourtant imposé à toute la frange sociale-démocrate de son parti. Certains y verront du courage. Il est vrai qu’en assumant sa non-censure, le premier secrétaire du PS assume en même temps son isolement à gauche, communistes et écologistes ayant tôt fait de resserrer les rangs avec les Insoumis.

Il ne faut pas cependant minorer certaines considérations tactiques. En rompant avec un jusqu’au-boutisme…

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