CONTRE-POINT – Pour contraindre les partis d’opposition à sortir de leurs postures, il faut que le «conclave» débouche sur des propositions concrètes et réalistes en termes de financement. Or, rien n’est moins sûr.
Voici le vrai test de la méthode Bayrou. Plus encore que sur le budget, c’est sur les retraites que le premier ministre joue son avenir ; en même temps que celui du pays. En remettant cette si sensible réforme sur le métier, François Bayrou a avant tout gagné du temps. Cette ouverture fut en effet le préalable aux discussions ayant permis d’éviter la censure du PS. Sans cette promesse d’une renégociation « sans aucun totem et sans aucun tabou », il aurait subi en janvier le même sort que Michel Barnier en décembre.
Mais maintenant que la Cour des comptes a établi la « vérité des chiffres », voici que se lève pour François Bayrou l’épée de Damoclès de la célèbre maxime du cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens. » Car, d’un côté, dans son discours de politique générale, il avait fixé « pour seule exigence de ne pas laisser se dégrader les équilibres financiers ». Et, de l’autre, le geste était destiné à satisfaire les partis et les syndicats…
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