CONTRE-POINT – Alors que les oppositions pourraient voter une nouvelle motion de censure dans les prochains jours, le premier ministre espère tenir à son poste jusqu’à la mi-juillet. Avant un rendez-vous décisif à l’automne pour le budget.
François Bayrou se voit déjà le 15 juillet. L’heure de vérité aura sonné. Non pas la sienne, veut-il croire, mais celle du pays. C’est dans cette semaine-là que le premier ministre devra dévoiler ses engagements pour ramener la France à 3 % de déficits d’ici à 2029.
Cette échéance n’est pas fortuite. Il l’avait fixé lui-même lors de sa conférence de presse du 15 avril qui se voulait le coup d’envoi d’une grande opération de prise de conscience nationale de la situation budgétaire. Il avait certes évoqué le 14 juillet comme date butoir. Mais l’urgence économique cède le pas à la préséance institutionnelle. Le 14 juillet est le jour du président de la République. Il ne siérait pas que le premier ministre vole la vedette au président de la République ; surtout dans un contexte dominé par les tensions internationales.
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Mais surtout, le Parlement ne siégera plus. Ses travaux s’arrêtent le vendredi 11. Le premier ministre n’aura pas à rendre compte devant l’Assemblée d’annonces qui, si elles sont…
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