CONTRE-POINT – En France, il se trouve des voix pour s’interroger sur la pertinence du discours de Bruno Retailleau sur l’Algérie. Le parallèle est fallacieux.
Il aura donc fallu que la porte-parole du gouvernement français dise officiellement qu’« il n’y a pas d’affaire Retailleau » ! Comme si le ministre de l’Intérieur était le problème. Comme si sa présence Place Beauvau, et pas l’attitude du régime d’Abdelmadjid Tebboune, était la cause de la crise entre la France et l’Algérie.
L’outrance est manifeste du côté du gouvernement algérien, qui veut obtenir le scalp du ministre le plus populaire de l’équipe Bayrou, mais, en France aussi, il se trouve des voix pour s’interroger sur la pertinence du discours de Bruno Retailleau. Le parallèle est fallacieux : il y aurait d’un côté une ligne de fermeté, incarnée par un homme de droite, et de l’autre une ligne de dialogue, portée par un centriste, Jean-Noël Barrot. Bras de fer contre main tendue.
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