Gil Avérous, président de l’association Villes de France: «Il faut mettre le paquet contre les narcotrafiquants»

Date:

ENTRETIEN – Pour le maire de Châteauroux, les communes pourraient être en pointe sur la détection des commerces de façade où s’organise le blanchiment d’argent sale.

LE FIGARO.- Les maires des villes moyennes  ont-ils les moyens de combattre le narcotrafic ?

GIL AVEROUS.- Aujourd’hui, clairement non. Sur le plan judiciaire, ce domaine relève des compétences de l’État mais nous réclamons avec force des moyens administratifs face à l’installation des commerces de façade servant au blanchiment d’argent. Nous savons bien que cela participe à conforter les réseaux de criminalité liés aux narcotrafics. Nous voulons avoir le pouvoir de choisir et de valider les autorisations d’implantations pour ceux qui manient de l’argent liquide. Barbiers, laveries, kébabs… autant d’activités qui permettent parfois de déclarer des chiffres d’affaires disproportionnés. De plus, nous constatons que cela appauvrit la qualité marchande de nos centres-villes.

Pourquoi ce pouvoir ne vous est-il pas déjà accordé ? 

À cause d’une absence de confiance entre l’État et les élus locaux. Parfois, on sent une crainte sur le fait que ces derniers puissent être complices ou sujets…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.

Vente Flash

3,99€ par mois pendant 12 mois. Sans engagement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related