Invité ce jeudi matin de France Inter, l’ancien président François Hollande a affirmé qu’une destitution d’Emmanuel Macron serait un facteur d’instabilité supplémentaire.
À la place d’Emmanuel Macron, François Hollande aurait fait bien différemment. «Je n’aurais pas dissous l’Assemblée nationale, je n’aurais pas nommé Michel Barnier comme premier ministre, je n’aurais pas nommé 42 ministres qui ne s’entendent pas.» C’est en raison de ces nombreux désaccords que le député NFP de Corrèze votera la motion de censure contre le gouvernement Barnier s’il recourt à l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget.
Pour autant, l’ancien président n’appelle pas à une démission d’Emmanuel Macron, et ne s’associe pas aux démarches de certains élus de gauche visant à le destituer. En ces heures d’instabilité et de péril sur les marchés, François Hollande, vantant son esprit «de responsabilité», se dit hostile à la tenue d’une élection présidentielle anticipée. Contrairement au groupe majoritaire du Nouveau Front populaire. «Les Insoumis sont dans l’obsession de faire tomber Emmanuel Macron, d’avoir une élection présidentielle et de présenter Jean-Luc Mélenchon comme candidat», a-t-il grincé. Avant d’ajouter : «Il ne sera pas président, il le sait. Il ne sera même pas au 2e tour, il le sait.»
Interrogé sur la position trouble du Parti socialiste, qui redoute le chaos tout en refusant de voter le budget, le député s’est agacé : «Rien n’a été fait pour donner sa chance à la coalition de gauche en septembre dernier. Et maintenant, alors qu’il est en difficulté, on nous reproche de ne pas soutenir le gouvernement?».
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