DÉCRYPTAGE – Plus de cent jours après sa nomination, le premier ministre doit affronter les critiques des Français et des oppositions, qui le menacent de censure.
François Bayrou s’est avancé sur la petite place Marielle-de-Sarnez. Sur la dalle arborée du 14e arrondissement de Paris, nommée d’après sa « sœur d’armes » décédée en 2021 des suites d’une leucémie, le premier ministre rend hommage à une femme qui « ne se trompait pas de direction » en politique, grâce à son « invisible boussole ». Ce jeudi 27 mars, elle aurait dû fêter ses 74 ans.
Des sanglots dans la voix, devant des amis, des ministres et Anne Hidalgo, la maire socialiste de la capitale, François Bayrou lie son destin à celle qui l’a accompagné pendant des décennies. « Si vous aimez les signes, vous reconnaîtrez que les combats de la vie de Marielle, c’est l’universel combat d’aujourd’hui (…), déclare-t-il, en ces mois et en ces semaines de menaces sans précédent. »
Parle-t-il des tensions internationales, de la situation de la France, ou de lui-même, précaire dans ses fonctions de premier ministre ? Après plus de cent jours passés à Matignon, François Bayrou…
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