Le premier ministre a annoncé mardi vouloir sortir la France du « piège » de la dette, sans augmenter les impôts, afin de préparer les esprits à un effort supplémentaire estimé à 40 milliards d’euros l’année prochaine.
François Bayrou a beau soigner son profil d’agrégé de lettres classiques, il affirme adorer le calcul mental. « Mon vrai goût, c’est les chiffres », aime-t-il à rappeler. Ce mardi 15 avril, le premier ministre a séché le « comité d’alerte du budget » – un « exercice d’essence ministériel » et non primo-ministériel, selon son entourage -, mais il a pris soin de mettre en scène sa « conférence » sur les finances publiques.
Courbes projetées à l’écran et chiffres vertigineux à l’appui, le centriste a dépeint le sombre tableau des finances publiques, devant un parterre de ministres, de parlementaires, de représentants d’élus locaux et d’organismes de la Sécurité sociale. « Nous n’avons pas assez de ressources, parce que notre pays ne produit pas assez» et « ne travaille pas assez » par rapport à ses voisins européens, lance-t-il au micro, dans une dépendance de l’Hôtel de Matignon. En cause, notamment, un taux d’emploi plus faible chez les jeunes et les seniors.
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