RÉCIT – Bien qu’il ne soit plus adhérent du parti depuis des décennies, le ministre de l’Économie a toujours conservé des liens étroits avec les socialistes. Aujourd’hui, c’est avec eux qu’il recherche un accord budgétaire à tout prix.
Olivier Faure n’est pas né de la dernière pluie. Le premier secrétaire du Parti socialiste sait bien que l’amitié en politique se conjugue souvent à l’imparfait. Que les rudesses du combat finissent presque toujours par emporter les affinités. Alors quand, le 24 décembre, il est interrogé à la télévision sur le nouveau ministre de l’Économie et des Finances, c’est du bout des lèvres qu’il dit connaître Éric Lombard « depuis longtemps », laissant échapper qu’ils sont « amis dans la vie ». Voilà pour le mot de bienvenue. Depuis, plus question de s’épancher de la sorte : le PS s’attache désormais à préciser que, « dans les négociations, il n’est pas question d’amitié ». Il faut dire que cette relation prend un sens particulier, à l’heure où les tractations budgétaires propulsent Olivier Faure et Éric Lombard au centre de la scène politique. De ces deux-là, et de leur propension à trouver un « compromis », dépend en grande partie l’avenir du gouvernement Bayrou. Quoi qu’en disent les premiers…
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