DÉCRYPTAGE – Les députés rivalisent d’inventivité pour tenter de faire parler de leurs nombreuses propositions de loi. Si beaucoup n’iront jamais à leur terme, c’est un moyen de mettre un thème dans le débat public.
« On a Olivier Falorni, génial ! », s’exclame Anaïs Belouassa-Cherifi. Si la députée Insoumise se réjouit, c’est parce qu’elle vient d’obtenir la signature du parlementaire macroniste sur sa proposition de loi visant à instaurer une accessibilité réelle des logements aux personnes en situation de handicap. « Pour que mon texte ait une chance d’être inscrit en semaine de l’Assemblée , il faut qu’il soit “transpartisan”, et donc que j’aie réussi à obtenir dix signatures de députés appartenant à la majorité ou bien celle d’un des présidents de ces groupes », résume-t-elle.
Alors, depuis qu’elle a terminé de travailler sur le volet technique de sa loi, la députée élue pour la première fois en juillet 2024 multiplie les petits mots à ses collègues macronistes et LR, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. « Je vais voir les députés que je connais, je m’assois à côté des collègues à la buvette pour leur en parler, j’écris aux autres. C’est un peu un parcours du combattant, car…
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