Le chef du gouvernement a enchaîné les promesses de concertations, notamment sur la réforme des retraites, mardi, lors d’un discours de politique générale marqué par des intentions plus que par des annonces.
Premier ministre doté d’un socle parlementaire fragile, François Bayrou a commencé son intervention par une bravade, mardi. « Au risque de vous surprendre, je crois que cette situation est un atout, a-t-il affirmé à l’Assemblée nationale, au début de sa déclaration de politique générale. Parce que, quand tout va bien, on s’endort sur ses lauriers. » Cela ne l’a pas empêché de se montrer inattentif quand, au bout de quelques minutes, il s’est rendu compte qu’il avait égaré l’une de ses feuilles. Il s’est interrompu, puis a repris.
Maniant second degré, allusions savantes et expressions familières, n’hésitant pas à sortir de son texte pour répondre aux interpellations des Insoumis – ce à quoi son prédécesseur Michel Barnier ne s’était pas risqué -, l’agrégé de lettres classiques a déclamé d’un ton professoral, pendant près d’une heure et demie, sa «feuille de route». Un «grand oral» lors duquel il a alterné entre constance politique et marques de distance vis-à-vis…
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