DÉCRYPTAGE – En visite à Rabat, le ministre de l’Intérieur a annoncé la création d’un groupe de travail franco-marocain chargé de vérifier la nationalité des migrants en situation irrégulière en France, en vue de faciliter leur réadmission dans leur pays d’origine.
« Je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois. » Depuis l’avion en direction de Rabat, où il doit retrouver son homologue marocain, Abdelouafi Laftit, Bruno Retailleau garde un œil, sans s’étendre davantage, sur l’évolution de la crise opposant Paris à Alger. Une semaine plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, annonçait une « nouvelle phase dans une relation d’égal à égal ». À l’issue de sa rencontre avec Abdelmadjid Tebboune, et après plusieurs mois de tensions diplomatiques, le chef de la diplomatie française déclarait : « Avec le président Tebboune, nous avons exprimé la volonté partagée de lever le rideau. » Confiant sur la relance d’une relation bilatérale et d’une « réactivation de l’ensemble des mécanismes de coopération », il avait par ailleurs assuré : « La France souhaite tourner la page des tensions actuelles. »
Entre-temps, la fragile perspective d’une réconciliation a été percutée par la mise en examen…
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