DÉCRYPTAGE – Le chef de l’État a porté un regard sévère sur les débuts du premier ministre, mais aucun conflit majeur n’a éclaté lors de la formation du gouvernement. Les troupes du président s’inquiètent désormais d’un détricotage de son bilan.
Emmanuel Macron n’a inscrit aucun événement notable à son agenda dans la semaine qui s’ouvre. À l’Élysée, on présente ce vide comme un gage donné à François Bayrou, qui doit prononcer mardi devant l’Assemblée nationale sa déclaration de politique générale. Le premier ministre a tout loisir de se déployer, le chef de l’État ne viendra pas concurrencer ou parasiter ses annonces. « Le président préside, le gouvernement gouverne » : dès la nomination de François Bayrou, l’entourage macronien a aussitôt recyclé cette formule déjà employée quand Michel Barnier était à Matignon.
Mais les éléments de langage ne sauraient masquer l’état d’esprit présidentiel. C’est un fait : alors qu’il lui reste plus de deux ans de mandat, Emmanuel Macron n’aime pas qu’un autre tienne les commandes. C’est d’ailleurs ce qui avait fini par l’exaspérer avec Michel Barnier, très soucieux d’exercer ses fonctions dans leur plénitude. « Il n’a pas porté le deuil quand Barnier…
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