DÉCRYPTAGE – Dans son discours de politique générale, le premier ministre n’a consacré que sept minutes à l’école.
« Une des grandes fiertés de [sa] vie », c’est d’avoir été « un enseignant de l’Éducation nationale » et d’avoir « des enfants enseignants de l’Éducation nationale ». Malgré son lyrisme, François Bayrou n’aura consacré que sept minutes à l’école dans sa déclaration de politique générale d’une heure et demie, le 14 janvier.
Parfois un peu décalé, se laissant aller à la métaphore des « poireaux qui ne poussent pas tous à la même vitesse » pour dénoncer « l’orientation précoce des élèves », le premier ministre s’est pourtant félicité d’avoir placé le ministère de l’Éducation nationale « en premier », et de l’avoir confié à « une femme au parcours exemplaire », Élisabeth Borne. Ceux qui attendaient d’en savoir un peu plus sur la feuille de route éducative de l’actuel gouvernement – notamment sur le « choc des savoirs » resté au milieu du gué – auront été déçus. Le premier ministre s’en est tenu aux généralités d’usage. Le niveau des élèves pour commencer.
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