DÉCRYPTAGE – Entre des demandes d’alléger les règles, sur sa droite, et d’accélérer, sur sa gauche, le centriste cherche une ligne «pragmatique» sur l’écologie. Malgré un budget jugé en deçà des besoins par les associations environnementales.
François Bayrou n’est pas simplement premier ministre. Comme ses trois prédécesseurs, Élisabeth Borne, Gabriel Attal et Michel Barnier, il est aussi chargé de la Planification écologique et énergétique. Mais le centriste, qui entame ce jeudi son troisième mois à Matignon, n’a pas placé cette priorité en tête de sa feuille de route. Les budgets pour 2025, qui viennent d’être définitivement adoptés ; la crise à Mayotte, dévastée par un cyclone ; et l’immigration, qui alimente selon lui un « sentiment de submersion », ont relégué à l’arrière-plan les questions environnementales.
Faute de s’en emparer davantage, le premier ministre a laissé son aile droite, dominée par Les Républicains (LR), fustiger les « normes » et agences publiques environnementales – Ademe, Office français de la biodiversité (OFB) et Agence bio. De l’autre côté, la gauche, les associations écologistes et une partie de son camp l’appellent, au nom des engagements de la France, à accélérer la baisse des émissions…
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