François Bayrou a promis d’annoncer « avant le 14 juillet » où il allait trouver les 40 milliards d’économies indispensables en 2026 pour freiner notre course folle vers l’abîme. Les experts que nous avons interrogés préconisent de s’inspirer du duo américain.
En 2024, nos dépenses publiques ont représenté 57,1% du PIB. Un niveau record qui conforte notre titre de champion des pays développés en la matière, malgré les promesses de la plupart de nos dirigeants, depuis cinquante ans que nous sommes en déficit, d’en finir avec la gabegie. « C’est bien simple, depuis que l’Insee calcule les statistiques de dépenses publiques, elles n’ont jamais baissé ! », résume Marc Touati. Pour le président du cabinet de conseil financier ACDEFI, « le drame est qu’en dépit de cette augmentation constante, la croissance structurelle française, elle, n’a cessé de baisser, passant de 2,5% au début des années 1980, à 2% en 1990, puis 1% en 2010 et enfin 0,9% actuellement ».
Tronçonneuse
L’économiste donne des chiffres qui, de son propre aveu, « font froid dans le dos » : « De 1980 à 2024, la dépense publique a explosé de 680%, tandis que le PIB progressait de 550% seulement en valeur, c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation. C’est 130 points d’écart…
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