RÉCIT – L’eurodéputé boucle le programme de son parti avant de le présenter fin juin. Prélude d’une campagne qui ne va pas de soi pour cet intellectuel engagé en politique.
La grande aiguille lézarde quelque part entre 20 h 30 et 20 h 45. Dans un ciel bleu pastel, comme Paris en connaît au printemps, le soleil de juin esquisse ses derniers rayons. Un sentiment de devoir accompli flotte dans l’air bouillonnant de La Bellevilloise. On ne célèbre pas une victoire, mais c’est tout comme : des sourires, des accolades, des verres qui tintent, des drapeaux qui voltigent. Depuis combien d’années le vieux Parti socialiste n’avait pas réalisé un score à deux chiffres dans une élection nationale ?
La tête de liste, Raphaël Glucksmann, peut enfin souffler, ce 9 juin 2024 au soir. Le troisième homme du scrutin a réuni 13,8 % des suffrages. À touche-touche avec la candidate macroniste (14,6 %) et quatre points devant La France insoumise (9,9 %), qui avait surinvesti la campagne. Première force de gauche, et de loin. Devant des militants chauffés à blanc, quelques minutes plus tôt, le candidat social-démocrate avait tout de même tenu à faire redescendre la température
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