PORTRAIT – Figure méconnue du grand public, il intrigue et dérange. À la tête d’une fortune d’1,6 milliard d’euros, le fondateur de Smartbox ambitionne de mettre la droite aux manettes. Plongée dans les secrets et l’ambition d’un patron pas comme les autres.
Est-ce vraiment lui, le diable dont la gauche a si peur ? Sourire Colgate, lunettes rectangulaires sans montures, vêtu invariablement d’un chino beige et d’une chemise bleu clair, Pierre-Édouard Stérin a l’allure d’un bon père de famille catholique de province. Plus boy-scout que requin de la finance. D’une voix douce et posée, il déroule ses convictions sans hésitation, avec une sincérité presque naïve. Rares sont ceux qui l’ont vu un jour s’emporter.
Dans les médias progressistes, on le qualifie de «catho réac», d’ «ultra conservateur» d’ «extrême droite» et autres poncifs censés effrayer les braves gens. Pour les dames patronnesses du complotisme mondain, son nom fait désormais figure d’épouvantail, en compétition avec celui de Bolloré. C’est ce nom qui a fait reculer le directeur des éditions PUF en mars dernier au sujet de la publication du livre Contre l’obscurantisme woke. Motif invoqué ? L’Observatoire d’éthique universitaire, auquel appartiennent les directeurs de l’ouvrage…
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