REPORTAGE – Pour sa première épreuve face aux agriculteurs depuis sa nomination, le chef du gouvernement, lui-même ancien paysan, a présenté des mesures de simplification. Et défendu la souveraineté alimentaire, en pleines tensions géopolitiques.
François Bayrou n’a pas attendu longtemps avant de rappeler son CV d’ancien paysan. Près d’Oupette, l’égérie du 61e Salon de l’Agriculture qu’il s’apprête à arpenter ce lundi, il s’amuse : «Ne croyez pas que ce soit la première fois que je touche une vache !». Dans le parc des expositions de Paris, le chef du gouvernement raconte volontiers comment il a repris l’exploitation familiale de son village de Bordères (Pyrénées-Atlantiques), dans les années 1970, après la mort prématurée de son père. Il en est «fier» : «C’est la première fois qu’il y a un premier ministre qui a été producteur de lait».
Pendant environ onze heures, lors de ce rare déplacement hors de sa ville de Pau depuis sa nomination, François Bayrou a fait preuve d’empathie vis-à-vis des paysans. Un an après leur mouvement de contestation, il se présente auprès d’eux comme leur avocat. Le calme qui prévaut et son important dispositif de sécurité rappellent la visite d’Emmanuel Macron, deux jours plus tôt. «On…
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