«Ce n’est pas la crise financière qui a tué le quinquennat de Nicolas Sarkozy, c’est lui-même» : les vérités d’Éric Ciotti

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Le patron de l’UDR donne dans son livre à paraître (Je ne regrette rien aux éditions Fayard) sa décision de passer un accord électoral avec Marine Le Pen. Il égratigne au passage les présidents coupables de ne pas avoir affirmé assez fort leurs convictions de droite.

Un an après la dissolution de l’Assemblée nationale décidée le 9 juin 2024 par Emmanuel Macron, Éric Ciotti assure ne rien regretter de sa décision d’avoir franchi le Rubicon en passant une alliance avec Marine Le Pen pour les législatives, entraînant la rupture avec ses anciens compagnons de route des Républicains. En brûlant ses vaisseaux, l’ancien président des LR savait qu’il n’y aurait pas de retour possible. À ceux qui lui font valoir que s’il était resté, il serait ministre aujourd’hui, Éric Ciotti répond qu’il est resté fidèle à ses convictions. « Si c’était à refaire, je le referais avec plus de détermination et d’énergie », assure le député des Alpes-Maritimes.

On découvre au passage que ses relations avec Marine Le Pen remontent à 2022. À l’Assemblée nationale, les deux protagonistes, méfiants au départ, se découvrent, échangent, nouent des liens et commencent à évoquer des accords. Emmanuel Macron précipite l’alliance en renvoyant les députés devant leurs électeurs. Curieusement, 

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