Budget : «Je voterai la censure», assure François Ruffin

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Invité du «Grand Jury RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat», le député de la Somme et ex-Insoumis dénonce un «problème démocratique» après l’annonce du recours à l’article 49.3 sur les textes budgétaires.

À l’aube d’une nouvelle semaine décisive, François Ruffin ne veut pas se laisser submerger par les doutes. Invité du « Grand Jury-RTL-Le Figaro-M6-Public Sénat », le député Picardie Debout de la Somme a assuré ce dimanche qu’il voterait la censure du gouvernement sur le budget. Dans la dernière ligne droite, François Bayrou a lui-même annoncé qu’il utiliserait l’article 49.3 pour faire adopter les budgets de l’État et de la Sécurité sociale.

«Ça va faire la troisième année que le budget n’est pas voté à l’Assemblée. (…) Au fond, il n’y aurait aucune discussion dans l’Hémicycle sur le budget. Ça pose quand même un problème démocratique », a justifié l’ex-Insoumis, qui a depuis rejoint les bancs écologistes. Le parlementaire jure pourtant ne pas être de ceux qui veulent à tout prix faire tomber le premier ministre. « Je n’étais pas, par principe, pour une censure. Je ne lève pas ma main de manière automatique », a-t-il expliqué. Et de reprendre, deux mois après la chute de Michel Barnier sur le texte budgétaire : « J’entends un pays qui est fatigué par une espèce de psychodrame parlementaire qui dure. »


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«Un désaccord tactique »

Ce qui ne l’empêchera pas de soutenir la motion de censure déposée dès ce lundi par les Écologistes et La France insoumise (LFI) – et qui devrait être soumise au vote ce mercredi. « Je vais avoir du mal à accepter un budget où on supprime les contrats adulte relais, où on diminue le passe culture, pendant qu’il va y avoir le maintien des voitures avec chauffeurs pour les anciens premiers ministres et présidents », a-t-il développé.

L’ancien journaliste ne veut pas pour autant jeter la pierre aux socialistes, qui pourraient refuser de suivre leurs camarades de gauche. « Ils sont adultes, ma position n’est pas une injonction. C’est un désaccord tactique », a-t-il tempéré, alors que les Insoumis font monter la pression sur Olivier Faure et les siens. Face aux tensions et tentations de rupture, François Ruffin refuse, lui, d’alimenter le récit des « deux gauches irréconciliables ». Surtout à deux petites années de l’élection présidentielle, où certains redoutent un départ en ordre dispersé à gauche. « Il n’y a pas la possibilité de la division », a tranché le patron de Picardie Debout. Et de prévenir : « Le match des gauches irréconciliables entre Hollande et Mélenchon, c’est la garantie de la défaite. »


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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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