DÉCRYPTAGE – Réforme des retraites, du marché du travail, rationalisation du périmètre de l’État… Depuis vingt ans, la Suède, l’Espagne ou la Grèce ont pris le taureau par les cornes pour redresser leurs comptes.
Avec son objectif d’un déficit autour de 5,5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2025, la France affichera la pire performance budgétaire de la zone euro. Malgré le ralentissement économique, Bruxelles estime que le déficit moyen des vingt États de l’union monétaire passera cette année sous la barre des 3 % prévue par le traité de Maastricht et conservée dans le nouveau pacte de stabilité. Nos voisins n’ont pas tous hérité de comptes en ordre. En revanche, ils ont tous su réformer leur sphère publique, quand cela devenait nécessaire, afin de préserver les intérêts des futures générations. Avant de lancer de tels chantiers, les différents gouvernements ont pu s’appuyer sur un large consensus politique, qui fait aujourd’hui bien défaut en France.
En Europe, le premier pays à avoir pris le taureau par les cornes fut la Suède, qui affichait en 1993 un déficit colossal de 11 % du PIB… et un excédent de 0,8 %, cinq ans plus tard. L’État est alors…
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