DÉCRYPTAGE – L’interpellation d’un agent consulaire d’Algérie pour implication dans le kidnapping de l’influenceur Amir Boukhors n’a pas surpris dans le cercle des opposants au régime réfugiés en France, dont certains témoignent avoir suvi des menaces du même registre.
L’influenceur Amir Boukhors n’a pas été surpris lorsque les membres de la police judiciaire, en charge de l’enquête sur son mystérieux kidnapping en avril 2024, l’ont informé qu’un agent consulaire algérien était impliqué dans l’affaire. Ce journaliste de 41 ans, dont les vidéos qui critiquent le régime algérien attirent chaque jour des dizaines de milliers de vues, s’était toujours douté que le régime d’Alger était derrière cet enlèvement de 24 heures, qui avait pour objectif, selon lui, de l’intimider. «Je n’ai qu’un seul ennemi qui me traque et veut me faire taire», estime celui qui, depuis qu’il s’est installé en France en 2016, a été ciblé par neuf mandats d’arrêt internationaux par son pays d’origine. En 2022, la justice française a refusé son extradition. Voilà pourquoi Alger choisirait de régler ses comptes sur le territoire français. «Dans son communiqué, le ministère me traite de “voyou” et d’“énergumène”. Cela montre bien le peu d’estime qu’ils ont pour moi», juge Amir Boukhors
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