DÉCRYPTAGE – Le président du groupe socialiste à l’Assemblée n’est pas parvenu à rassembler derrière lui le courant majoritaire et les deux autres minoritaires du PS. Il devrait malgré tout proposer sa candidature pour peser ensuite dans le parti.
Dans ce TER désert qui affronte la pluie de Bourgogne, ce jeudi après-midi, Boris Vallaud s’enfonce dans son siège. « Tout est possible dans ce congrès », affirme-t-il, en route pour rejoindre les adhérents socialistes du Jura, réunis ce soir-là à Lons-le-Saunier. Tout est aussi un peu plus compliqué que prévu pour le président du groupe socialiste à l’Assemblée. Son entrée, à la mi-mars, dans la campagne pour l’élection du futur premier secrétaire n’a pas été aussi fracassante qu’espérée. À tel point qu’il est désormais difficile d’entrevoir le chemin qui lui permettrait de déloger Olivier Faure à la mi-juin.
Lancé en dissidence contre le premier secrétaire sortant, Boris Vallaud avait fait un pari : rassembler derrière lui le courant majoritaire (d’Olivier Faure) et les deux autres minoritaires (du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol et de l’édile de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy). Une sorte de nouvelle voie pour acter la « réconciliation » des socialistes et éviter…
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