DÉCRYPTAGE – Pour protester contre l’inéligibilité de sa chef, le parti nationaliste organise, non sans risque, un rassemblement ce dimanche à Paris.
L’idée n’est pas venue tout de suite. Ce lundi, au siège du Rassemblement national (RN), lors de la réunion de crise organisée après la condamnation de Marine Le Pen, personne ne pense initialement à organiser un meeting. D’abord, il y a la classique pétition en ligne. Le parti y avait déjà eu recours au moment des réquisitions du procès des « assistants parlementaires européens du Front national », quand Marine Le Pen a compris qu’elle pouvait être menacée d’une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire. Une autre proposition fuse : celle d’organiser, par les fédérations départementales, des opérations de tractage sur les marchés, avec en point d’orgue la journée de samedi. Le tout devant être une « mobilisation populaire et pacifique », selon le parti.
Et puis, il y a quelques voix internes qui estiment que cela ne va pas assez loin. Philippe Olivier, député européen RN, beau-frère de Marine Le Pen, dit souvent : « L’indignation, ça s’organise. » La triple…
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