REPORTAGE – Le chef de l’État a rendu hommage, mercredi, aux agents pénitentiaires tués lors de l’évasion de Mohamed Amra, avant de visiter l’une des futures prisons destinées à accueillir les détenus les plus dangereux.
« On va vous faire une petite démonstration. » Dans cette coursive très proprette du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), mercredi, Emmanuel Macron se fait expliquer le fonctionnement d’un « arrêtoir de porte », dispositif qui permet de bloquer immédiatement la sortie d’une cellule si un détenu essaie de s’en échapper. « C’est une très bonne avancée. Vous l’avez sur toutes les cellules ? », demande le chef de l’État. L’agent pénitentiaire – cagoulé pour protéger son identité, comme la plupart de ses collègues – répond par l’affirmative.
Emmanuel Macron ne croisera aucun détenu. Selon l’administration pénitentiaire, ils ne sont ici plus que huit, dont le terroriste islamiste Salah Abdeslam et le braqueur Rédoine Faïd. Tous les autres ont été envoyés ailleurs afin de mener des travaux dans cette prison, l’une de celles qui accueilleront à partir de l’été environ 200 détenus particulièrement dangereux.
Un plan imaginé par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin
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