ENTRETIEN – L’essayiste* ne décolère pas de la dissolution surprise du mois de juin dont le résultat continue de secouer le système politique, l’économie et de réduire les marges de manœuvre de la France à l’étranger.
Emmanuel Macron était ravi d’accueillir la planète à Notre-Dame, sa rencontre avec Trump-Zelensky a été saluée. En somme, pour le président français, tout va bien?
Donald Trump à Paris c’est gratifiant, et l’inauguration de Notre-Dame est une formidable réussite, mais simultanément Ursula von der Leyen a fait savoir qu’elle approuvera le Mercosur. C’est de ce côté-là qu’il faut prendre la vraie mesure de la faiblesse du président. Le Macron d’avant la dissolution aurait probablement réussi à convaincre la présidente de la Commission et ses partenaires d’entendre ses réserves. Mais, aujourd’hui, elle constate que la France est à l’arrêt. Et elle fait ce qu’elle croit devoir faire.
Mesure-t-il seulement l’étendue des dégâts?
Nous le mesurons hélas à sa place. Emmanuel Macron avait un avantage en politique étrangère: il était le doyen du club européen. Or sa dissolution a dilapidé ce capital, ce qui se paye dans les négociations internationales. On a honte aujourd’hui quand on explique notre…
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