Agression mortelle d’une surveillante : Macron dénonce «un déferlement de violence insensé», Bardella cible le chef de l’État

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Le président, qui a assuré la mobilisation du gouvernement pour «faire reculer le crime» après la mort d’une assistante d’éducation poignardée mardi matin par un élève à Nogent, s’en était pris la veille à «ceux qui préfèrent brainwasher sur les derniers faits divers».

«La Nation est en deuil», a décrété mardi matin Emmanuel Macron sur ses réseaux sociaux. Quelques heures plus tôt, lors d’un contrôle des sacs aux abords d’un collège de Nogent (Haute-Marne), un élève de 14 ans a assené plusieurs coups de couteau à une surveillante de 31 ans, qui a succombé à ses blessures. «Un déferlement de violence insensé», a réagi le chef de l’État, assurant que le gouvernement était «mobilisé pour faire reculer le crime».

Invité ce mardi soir du JT de «20 Heures» de TF1, François Bayrou s’exprimera lui aussi sur le drame. Sur X, le premier a déjà promis sur X de faire du fléau «des armes blanches» un «ennemi public». La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, était, elle, attendue devant l’établissement de Nogent.

Dans les rangs nationalistes, beaucoup n’ont pourtant pas manqué de ressortir les récents propos d’Emmanuel Macron, qui s’en était pris lundi à «ceux qui préfèrent brainwasher sur les derniers faits divers» dans un entretien à la presse régionale. «Les Français subissent à la fois la violence d’en bas et le mépris d’en haut : on ne peut plus tolérer cette alliance insupportable de la sauvagerie sur le terrain et du déni à la tête de l’État», lui a directement répondu le patron du RN, Jordan Bardella, sur X, après l’agression mortelle de la surveillante.

Le président de l’UDR et allié du parti à la flamme, Éric Ciotti, a à son tour interpellé le chef de l’État sur le réseau social : «L’assassinat d’une surveillante de collège en Haute-Marne participe-t-il au “brain washing” que vous dénoncez ? Ou à l’expression cruelle et mortelle de l’ensauvagement national ?», a-t-il interrogé. «Les Français n’en peuvent plus et attendent une réponse politique ferme, implacable et déterminée face au fléau de la violence des mineurs», a de son côté épinglé Marine Le Pen. Même constat pour le chef des députés LR, Laurent Wauquiez, qui a dénoncé le «laxisme» et l’«absence de fermeté».

«La violence débridée est un fléau»

Une minute de silence en hommage à la surveillante décédée sera observée ce mardi après-midi à l’Assemblée nationale lors de la séance de questions au gouvernement. «Aucun mot n’est à la hauteur de l’horreur de la mort de la surveillante poignée par un élève en Haute-Marne», s’est indigné Yaël Braun-Pivet, présidente macroniste de la Chambre basse. «La violence débridée est un fléau qui ravage notre jeunesse. Nous ne nous habituerons jamais. Nous n’accepterons jamais», a réagi Gabriel Attal, patron de Renaissance et ex-ministre de l’Éducation nationale.

À gauche, l’Insoumise Mathilde Panot a déploré un drame «terrible» qui «horrifie» et «glace». Une agression mortelle qui «révèle une fois de trop la présence d’armes blanches dans nos écoles», a quant à lui réagi Olivier Faure, premier secrétaire socialiste. «C’est l’avenir de toute notre société qui est en jeu», a prévenu le communiste Fabien Roussel.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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