ANALYSE – Les parlementaires rivalisent d’inventivité pour condamner la dégradation des débats à l’Assemblée nationale au moment même où les discussions se déroulent pourtant dans le plus grand calme. Au risque de nourrir l’antiparlementarisme ?
Chacun y va de sa petite proposition. Il y a d’abord les députés MoDem, qui, ces dernières semaines, ont lancé leur groupe de travail pour lutter contre le « bordel » à l’Assemblée. Il y a ensuite cette idée du ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, d’ouvrir tous les micros des députés pendant les débats pour « faire entendre le bruit » que font les parlementaires lors des séances publiques.
Puis il y a cette proposition du groupe Droite républicaine, de Laurent Wauquiez, qui demande une réforme du règlement de l’Assemblée nationale pour faire face à la « dégradation des débats » au Palais Bourbon. « Injures, invectives, incidents de séance, autant de comportements qui installent le chaos au sein de notre hémicycle », regrettent les députés LR qui plaident pour donner au président de séance la possibilité d’exclure pour 24 heures un député fauteur de troubles, en ciblant principalement les élus LFI, parmi les plus virulents depuis 2022.
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