DÉCRYPTAGE – Fin de vie, «sentiment de submersion» migratoire, cumul des mandats… En faisant état de ses multiples «désaccords» avec le premier ministre, la députée Renaissance prend une place qu’il a longtemps occupée : celle de «poil à gratter» de la macronie.
Une nouvelle fois, Yaël Braun-Pivet rappelle François Bayrou à l’ordre. « La séance n’est pas terminée tant que je ne l’ai pas levée. Monsieur le premier ministre, s’il vous plaît », lui lance-t-elle d’un ton sec, ce lundi, depuis le perchoir de l’Assemblée nationale. Le chef du gouvernement, en pleine discussion avec des députés après avoir activé deux fois le 49.3 pour faire adopter les budgets de l’État et de la Sécurité sociale, est prié de se rasseoir. Et d’écouter « la présidente ».
Depuis la nomination de François Bayrou, le 13 décembre, Yaël Braun-Pivet ne le ménage pas. Quatre jours à peine après sa désignation, elle expose ses divergences avec lui. Elle aurait « préféré » qu’il « prenne l’avion pour Mayotte », dévastée par un cyclone, plutôt que de présider son conseil municipal à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Elle se dit « contre » sa volonté d’assouplir le non-cumul des mandats. Un mois plus tard, elle fera « non » de la tête, lorsqu’il réitérera cette idée dans sa déclaration…
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