« Une fois dans le RER, il a soudain peur. De lui, du futur, de se blesser, d’être blessé, de perdre quelqu’un à nouveau »

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Il a quitté la soirée en appliquant l’une de ses techniques habituelles, décriées par certains, adoubées par d’autres – faire semblant d’avoir un coup de fil à passer/un besoin pressant, ou glisser un « je reviens » et s’éclipser sans dire au revoir à personne… Tu lances la question comme une pièce dans les airs, t’es à peu près assuré d’obtenir un débat avec positions contrastées.

D’ordinaire, pour ce type d’événements appartenant à la sphère professionnelle, il dispose d’un seuil de tolérance beaucoup plus élevé. Il a la capacité de maintenir le masque social adapté, bien clippé sur le visage, des heures durant ; une autonomie de cinq heures, au minimum. Parce que, depuis qu’il travaille dans ce groupe, des soirées de départ, il y en a eu un paquet. Mais, cette fois-ci, le fait que ce soit si loin de chez lui, peut-être. Le Vésinet, impossible de venir à vélo, obligé de prendre le RER.

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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