A la fashion week féminine de Paris printemps-été 2026, trois designers ont fait leurs premiers pas dans des maisons historiques, s’en appropriant les codes chacun à sa manière.
Jonathan Anderson chez Dior
Après neuf années sous l’égide de Maria Grazia Chiuri, Dior femme était devenue une marque aux codes très affirmés (le tailleur Bar, la toile de Jouy, le cannage, le gris, l’abeille, les fleurs) et beaucoup copiés. Le recrutement de Jonathan Anderson, devenu en 2025 responsable des lignes féminine et masculine, correspond à une volonté de redonner à la maison une dimension plus exclusive : le designer britannique, qui a travaillé onze ans chez Loewe, est connu pour sa vision conceptuelle du vêtement (en plus de sa capacité à imaginer des sacs best-sellers).
Chez Dior, Jonathan Anderson a été fidèle à sa réputation. Ses créations féminines, très architecturées, donnent à celles qui les portent une allure singulière, inhabituelle. Elles sont en réalité truffées de références très précises au travail de Christian Dior. Le Britannique s’inspire directement de modèles haute couture du fondateur (le tailleur Bar, les robes Junon, Miss Dior ou Delft), modifie leur coupe et leurs proportions pour les rendre plus anguleuses ou plus abstraites. Et s’émancipe, en ce sens, du projet initial de Christian Dior, qui cherchait avant tout à rendre le corps féminin gracieux.
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