RÉCIT – Produits d’appel de l’industrie du luxe, les fragrances ont atteint des tarifs stratosphériques que sont censés justifier le savoir-faire et les matières premières, entraînant un boom du marché des dupes.
« Haute parfumerie ». Le terme est à la mode. Et dès qu’un parfum dépasse les 200 euros, il ne manque pas de s’en revendiquer. À bien y réfléchir, l’expression ne veut pas dire grand-chose, elle n’est d’ailleurs ni juridiquement protégée, ni soumise à un quelconque cahier des charges, contrairement à la haute couture. Qu’importe, les marques s’en réclament pour mieux suggérer belles matières et savoir-faire, haute concentration et beau flacon. Et justifier, par la même occasion, des prix qui ne cessent de s’envoler ? « La crise économique post-Covid et la guerre en Ukraine ont eu une vraie incidence sur les parfums et leurs coûts de fabrication. Qu’il s’agisse du verre, du métal, du plastique, des matières premières, tout a été impacté, remarque Oriol Segui, directeur Fine Fragrance Europe chez Givaudan. De nombreuses marques ont donc choisi de focaliser l’innovation sur le dosage et la concentration de leurs compositions pour continuer d’attirer un consommateur qui a redécouvert…
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