Les objets au Carré d’Aurélien Jeauneau et de Jérémy Pradier

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« Notre job, c’est d’être le mur qui renvoie la balle », les a-t-on entendus dire plus d’une fois. Découvrir de nouveaux talents et lancer leurs carrières est donc le cœur de métier des galeristes et éditeurs de design Aurélien Jeauneau et Jérémy Pradier, eux-mêmes créateurs. Cinq ans après avoir commencé ensemble en tenant un stand aux puces de Saint-Ouen, ils se sont installés en plein centre du Carré Rive gauche, à Paris. Leur idée ? Combiner la maison d’édition à taille humaine et le format galerie d’art et de design français contemporain.

Ce projet, qui mûrissait depuis les bancs de l’Institut national d’histoire de l’art, où ils se sont rencontrés en 2007, a mûri petit à petit. D’abord avec l’ouverture, en 2013, du premier espace aux puces d’Aurélien Jeauneau, à la suite de son départ de la galerie Pascal Cuisinier (rue de Seine, à Paris), puis l’arrivée de Jérémy Pradier, qui a cessé son activité de producteur de cinéma pour rejoindre l’aventure du design.

Rue de Verneuil, la galerie a fêté en fanfare sa première année d’existence en préparant sa deuxième participation au salon PAD Paris, qui s’est déroulé du 2 au 6 avril. Elle y a présenté des collaborations inédites avec ses designers habituels, comme Axel Chay, qui signe une console en Inox surmontée d’un plateau du céramiste Antoine Marquis. Le binôme a aussi exposé une console des architectes d’intérieur et designers Friedmann & Versace, pensée avec la céramiste Géraldine Cornette de Saint Cyr. Sans oublier les créations en propre Pradier-Jeauneau, parmi lesquelles un lit de repos en céramique issu d’une collaboration avec Monoprix, dont le lancement est prévu le 4 juin dans les magasins de l’enseigne.

Des pièces de leur galerie parisienne : céramiques Sophie Vaidie, tabouret Isabelle Stanislas, fauteuil Axel Chay.

Le tandem a également participé, pour la première fois, au Salone del Mobile, à Milan, qui se termine ce week-end : là, dans une galerie du quartier de Brera, une scénographie de Jérémy Pradier a réuni designers fidèles et nouvelles venues, comme la styliste de mode Carine Roitfeld, la papesse de la marqueterie de paille Lison de Caunes ou encore la maison de textiles Misia.

Dans la capitale lombarde, les deux éditeurs, qui se sont engagés à financer et à produire la pièce gagnante d’un concours qu’ils organisent en partenariat avec l’école Penninghen, ont aussi exposé une suspension de Chloé Abboud, élue jeune talent 2025. C’est que la galerie Pradier-Jeauneau est extrêmement investie dans la production de ses designers. Mais cette actualité hors les murs ne doit pas faire oublier celle de la galerie parisienne, où une exposition consacrée aux céramistes est visible jusqu’à la fin du mois.

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pradierjeaneau.com

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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