Antoine Mothay pourrait parler des heures de sa passion pour le cuir, son tannage, sa découpe, son parage, son rembordage ou encore son tressage… Quand il s’agit de raconter le savoir-faire de Polène, marque qu’il a cofondée en 2016 avec son frère et sa sœur, Mathieu et Elsa – arrière-petits-enfants du fondateur de Saint James –, le trentenaire se montre volontiers volubile. « Inarrêtable », confirment ses équipes. Si Antoine Mothay assume le rôle de président-directeur général de la griffe, il veille aussi à la bonne cohérence esthétique de la marque. « Je viens seulement de déléguer le choix des couleurs de tranches… au bout de huit ans », lance-t-il.
La marque qui s’est taillé un succès phénoménal reprend tous les codes de la maroquinerie de luxe – visuels inspirants, flagships à l’architecture léchée, design intemporel mais produits tendance, bon goût à toute épreuve – sauf un : les prix. Il faut compter entre 260 et 620 euros pour s’offrir un sac Polène, un tarif considéré comme raisonnable, alors que les prix des produits phares des grandes marques ont considérablement augmenté après la crise liée au Covid-19. Depuis sa création, Polène grandit « de manière graduelle », sans à-coups, et double son chiffre d’affaires chaque année. En 2023, celui-ci s’élevait à 142,7 millions d’euros.
Il vous reste 81.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Source du contenu: www.lemonde.fr
